Craquer

Ma petite soeur est là pour le week-end. Je m’en faisais une joie depuis des semaines. On fête ses 31 printemps, on papote, on profite des petits, on fait la fête, on se retrouve.

Oui mais voilà, dans la nuit de jeudi à vendredi, j’ai du dormir 3h maxi, non pas à cause de mes minis mais à cause de mes conn@ards de voisins qui ont hurlé à partir de 22 heures et qui hurlaient encore à 00h30, quand je suis descendue leur demander de fermer leurs grandes gueules faire un peu moins de bruit parce qu’ils réveillaient tout le monde chez moi et qu’il était un peu tard, quand même. Le conn@rd m’a répondu qu’ils discutaient et que je les dérangeais (WTF !!!!). Ils ont continué de discuter hurler. J’étais dans un état de nervosité rarement atteint, impossible de me rendormir, je bouillonnais et me suis levée plusieurs fois pour rendormir mon petit koala qui se réveillait (!!!). Le lendemain matin, avec que mes bébés prenaient leurs bibs dans les transats, tranquilles, le conn@rd a osé frappé à la porte en me demandant d’arrêter le tapage. Je lui ai refermé la porte au nez, je tremblais de partout et les larmes me sont montées aux yeux. Le matin j’avais une réunion importante, les yeux me brulaient de fatigue et d’agacement.

Le lendemain soir, ce sont mes minis qui ont fait la foire, peu de sommeil, une dizaine de réveils et un lever à 6h37. Mon petit koala a le nez qui coule, les yeux crados (conjonctive sur la fin j’espère) et une toux vilaine. Ils ont été ultra pénibles, fatigués, fatigants et pleurnicheurs. Tout ce qu’il faut pour …. Craquer.

Je me suis retrouvée en larmes, avec de gros sanglots, comme ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Exténuée, dépitée, larguée et avec un gros besoin de calme.

Ma mère et ma soeur ont baladé les minis, je me suis calmée, j’ai dormi 40 minutes et je me suis mise en cuisine pour la préparation du dîner d’anniversaire.

Je sais que je veux que tout soit parfait, la maison nickel, les bébés beaux, bien habillés, en bonne santé, le boulot au top, l’organisation nickel. Mais la vérité c’est que je suis dans un monde qui là aujourd’hui ne me convient plus.

Je voudrais changer de boulot, je ne me sens pas à l’aise avec ma hiérarchie, qui a récemment changé et qui n’est plus du tout en adéquation avec le travail carré, réglo que l’on faisait avant. On parle maintenant de jeux de pouvoir, de marcher sur les uns les autres, de prendre la tête de telles et telles choses et les enjeux sont politiques, et je ne sais pas vous mais moi la politique en ce moment, ce n’est vraiment pas mon truc. J’ai envie d’un boulot plus calme, avec moins d’enjeux stratégiques, moins de décisions pesantes, moins d’heures à faire aussi. J’ai envie de profiter de ma vie en dehors du boulot, tout simplement.

J’ai envie de quitter Paris aussi, d’être au vert, au calme, loin de voisins malades qui pensent qu’ils peuvent tout faire sans que personne jamais ne rouspètent. J’ai envie de marcher, de ne pas flipper dans le métro, de ne pas voir tous ces visages mornes et tristes, de ne pas avoir froid, de ne pas mettre un body, un tee shirt, un pull et un manteau à mes bébés le 2 octobre.

Je suis idéaliste, utopiste, fatiguée, mais j’ai envie d’une autre vie. J’ai envie d’être loin du tumulte de ma vie et de penser qu’on peut vivre dans un peu plus de douceur, de coton et de chaleur.

Je sais que c’est un bon coup de blues et de fatigue, que demain ça ira (sans doute) mieux, mais pour l’instant je m’en veux d’avoir l’impression d’être celle qui n’est jamais satisfaite, qui gâche le week-end, qui est incapable d’assumer et d’assurer, qui ne sais pas bien ce qu’elle veut non plus. Bref, aujourd’hui rien ne va. J’espère juste que demain ça ira vraiment mieux…

 

Publicités

27 réflexions sur “Craquer

  1. tittounett dit :

    Plutôt que de craquer ou d’en rêver, je te dirais de commencer la mise en pratique. Tu veux partir ? Ok. Déjà où ? Cible un endroit, une région, une ville (l’Anjou c’est super et je connais un petit village génial … hum hum sans pression aucune hein).
    Bref, je reprends : MISE EN PRATIQUE.
    Au lieu de te dire utopique, renseignes toi. Déjà rien que ça te mettra du baume au cœur. Tout est possible même seule avec des jumeaux. Alors zouh, internet, guide, forum. Région, ville, entourage. Je te donne un mois pour faire un article sur ta future région/ville. Ensuite on passera au pratique : emploi/garderie etc ….
    Au boulot, la vie n’est pas un rêve, vis là non de diou !

    Aimé par 1 personne

    • Nanou dit :

      Aucune idee pour rien. Du soleil et plus de douceur de vivre. Mais ca me parait infaisable, notamment pour la creche, quitter tout, mes amis, ma mere et meme Paris. C’esr un peu le bazar dans ma petite tete. J’aurais besoin de me poser et me reposer un peu. Mais pas vraiment le temps et l’occasion. Je commence a chercher a changer de boulot, je cherche a paris et ailleurs, Bordeaux, Aix, Avignon. Mais la creche, l’eloignement, tout me fait flipper. J’en creve d’envie sans avoir le cran de me lancer seule… Manquerait plus qu’un gentil jeune homme dans ma vie pour m’aider a franchir le pas. Mais je reflechis promis 😘😘

      J'aime

      • tittounett dit :

        Tu n’as pas besoin d’aller loin. Regarde où je suis : 1h30 de Paris en TGV. C’est le temps que je mettais du 91 pour aller à la fac dans le 92 ! Pour les crèches il y en a même en province (oui je sais elle est facile celle-ci). Bordeaux/Aix/Avignon c’est clair que ça fait loin, il y a plus près. Mais rien n’est insurmontable.

        J'aime

      • Nanou dit :

        Des crèches oui mais des places !? ;))
        Je me dis que tant qu’à faire de partir, autant aller vers le soleil, c’est aussi ces hivers à rallonge qui me déprime ici (pas toi ??)

        J'aime

      • tittounett dit :

        Non moi j’adore toutes les saisons à la campagne. Après c’est vrai qu’ici on ne parle pas de douceur des températures pour rien. Il fait rarement très froid et rarement très chaud. J’adore toutes les saisons sauf le printemps mais bon le printemps il ne ressemble plus à rien nul part aussi. Les places en crèches je ne me suis jamais penchée dessus mais on sait qu’en France il y a des disparités, il suffit d’appeler et de se renseigner pour savoir. Les garçons vont à la halte garderie. De toute façon j’adore ma vie à la campagne alors j’aurais du mal à t’en dire du mal, je ne suis pas super objective ! Viens passer un week-end, tu verras toi même 😉

        J'aime

      • Nanou dit :

        En tout cas, tu la vends drôlement bien ta campagne ! Quant au we chez toi, ça aurait des allures de grand débarquement avec mes minis qui commencent (depuis hier) à se mettre debout !!!!

        J'aime

    • Petit Tricot dit :

      C’est difficile… Et quand le boulot s’en mêle, ça fait paraître le reste encore pire. C’est le cas pour moi et quand j’ai senti qu’un équilibre familial fragile pouvait se rompre à cause d’un « simple » (facon de parler) travail, je n’ai pas tardé à prendre la décision de partir, ce qui devrait se faire rapidement maintenant. Prends rib temps pour tout analyser et suis ton coeur pour prendre les bonnes décisions, ta santé et ton équilibre mental sont en jeu. Bon courage !

      J'aime

      • Nanou dit :

        Je suis loin d’être vraiment mal. Mais justement, j’ai connu bien pire au boulot, et je ne veux surtout pas le revivre. En attendant, je sens qu’il faut que je mette les voiles et ça met un peu la pression !
        Tu changes de boulot aussi ? Et de région ?

        J'aime

  2. Quatre enfants dit :

    Allez, on respire avec le ventre, et ca va passer. Le coup des voisins, je ne connais que trop bien, et moi aussi ça me plombait le moral. Et puis tout quitter, why not, mais peut-être pas tout de suite. Sois patiente, attend que les jumeaux entrent à l’école et là, tu referas le point ! Tu verras, ça passe trèèèèèes vite 🙂
    Bisous

    J'aime

    • Nanou dit :

      Les voisins jouent beaucoup dans ce craquage. La fatigue à cause d’eux alors que les minis dorment, ce « rien à foutre » des autres me rend dingue. Quand je me raisonne je me dis effectivement qu’il faut que je trouve un boulot à Paris pour 2 ans et qu’on parte pour la rentrée à l’école de septembre. Mais je ne m’interdis pas de regarder, de tâter le terrain disons. La patience n’est pas ma qualité principale…

      Aimé par 1 personne

  3. Miss inFertility dit :

    La vie à Paris est dure avec des enfants, je comprends complètement. Mais fuir n’est pas non plus toujours une solution (je suis la 1ère à vouloir tout le temps tout changer!!). Dans ces cas là, quand ma tête est trop pleine et que je n’arrive plus à réfléchir, je fais un tableau avec plusieurs catégories et des +/- (dans ton cas Paris vs ailleurs). Des fois on n’est pas si mal chez soi en fait ;-). Partir alors que ta maman est là pour t’aider serait-ce possible? si tes voisins te tapent sur les nerfs, tu peux peut être redéménager à Paris? (aïe!) Sinon, quels endroits seraient possible avec ton travail? etc… Mets le sur le papier, je suis sure que tu y verras plus clair ! Bisous ma belle !

    J'aime

    • Nanou dit :

      Tu as tout à fait raison. Pour l’instant c’est surtout un ras le bol « environnemental » (boulot/voisins/météo trop fraîche), donc la solution me semble évidente : partir. Mais bien sûr ce n’est pas si simple et ça mérite une réflexion poussée. 1ers pas : nouveau boulot, en fonction des opportunités, ça lancera les hostilités 😉
      Plein de bisous à toi et tes jolies princesses

      Aimé par 1 personne

  4. Florence dit :

    Je vais essayer de te faire sourire. Cette nuit, j’ai été réveillée par un affreux roquet qui a fait aboyer tous les chiens du village (600 habitants). Arf 😉 ! Rien n’est parfait ( ah les coups de fusil pendant la saison de la chasse en forêt). Dans quel domaine travailles – tu ? Est – il facile de bouger ?

    J'aime

    • Nanou dit :

      Je te rassure, je suis une bonne vivante, rire et sourire, ça ne pose jamais aucun pb ! Et en effet, ça prête à sourire, mais je ne suis pas étonnée, le voisinage, même canin, peut être pénible partout !!
      Mes voisins sont calmes depuis notre dernier échange, ça change tout…
      Quant au boulot, je suis juriste donc oui, il y en a partout, mais partir seule avec 2 bébés sous le bras, sans amis et famille sur le point de chute, ça fait réfléchir

      J'aime

      • Florence dit :

        Je comprends. Et ayant des jumeaux sans famille autour, je peux mesurer tes doutes. Je trouve l’idée de ficeler un projet pas mal. Une sorte de plan b) prêt à dégainer et une idée rassurante les jours de déprime. Ah vivre au soleil 😊

        J'aime

  5. Idryl dit :

    Nanou, utopiste ? Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! (ou plutôt lire).
    Pour ce qui est de la question des voisins, j’ai exactement le même problème que toi, et autant je peux me montrer plus patiente qu’une sainte devant les colères de bébé, autant, la première minute de tapage de leur part suffit à me faire partir en crises de nerfs. Alors, je comprends parfaitement ton point de vue et ton craquage à ce propos, c’est clair que ça pourrit complètement la vie, surtout quand on a des bébés et que chaque minute de sommeil compte !
    Par contre pour le reste, je ne suis pas d’accord : utopiste ? Déménager si on en a le désir, ça me paraît moins insurmontable qu’élever des jumeaux seule depuis leur naissance ! Tu réussis très bien la seconde option, alors pourquoi craindre la première ? Pour ce qui est de l’éloignement de ta maman, là, je te comprends à 100%. Pour le reste (crèche, taff), ça se trouve ! Comme je te l’ai dit, j’ai réussi à revenir sur Avignon et y trouver un travail et une nounou en 5 mois chrono ! Rien n’est impossible, reste à savoir ce que tu souhaites vraiment 😉 .

    J'aime

  6. Malulu dit :

    Bonjour,

    Tout d’abord merci pour ce blog. Je le découvre tout juste. J’aime le ton des échanges. Je voulais te répondre sur le sujet.
    Je comprends parfaitement ce que tu ressens et pour cause il y a encore quelques semaines nous étions aussi en pleine réflexion. Lorsque j’ai repris le travail je me suis rendue compte que je passais mon temps à courir et être en retard sur tout. C’est épuisant et non satisfaisant. Début d’été je me suis dit « stooooooop ». J’avais fait le bilan depuis ma reprise au travail et j’en étais arrivée à la conclusion que finalement rien ne m’obligeait à vivre cette vie. J’étais prête. Je le suis toujours d’ailleurs. Mais pas monsieur ! Ce qui est difficile c’est qu’il faut prendre en compte l’avis de tous. Je suis pour ma part persuadée que tout est possible. Devenue maman de jumelles après un parcours incroyable. J’ai l’impression d’être hyper puissante. Sauf que cette puissance s’arrête à mon conjoint…. Dure. Du coup je change ce que je peux en attendant qu’il se rallie à mon point de vue. J’ai entamé les démarches pour changer de job. Prendre un poste avec moins ( beaucoup beaucoup beaucoup moins) de responsabilités. Je vais me prendre un jour toutes les deux semaines. Non pas pour garder les enfants mais pour moi. Ce sont des petits changements mais qui déjà m’apportent de l’air. Le temps de convaincre monsieur. Peut-être que changer des petites choses à ton niveau te ferait du bien. Bcp rêves du grand bouleversement mais parfois avec des ajustements ici et là on se sent déjà mieux.

    Désolée pour ce long message

    J'aime

    • Nanou dit :

      Merci pour ce long message ! (et désolée de ne pas l’avoir lu et d’y avoir répondu avant). L’avantage en étant seule, c’est qu’il n’appartient qu’à moi de changer les choses, mais cela a aussi des inconvénients, tout « pèse » sur moi et mes décisions. Dans l’immédiat a priori, le changement a court terme sera le changement de boulot, on va voir après comment ça se passe et on abordera l’avenir un peu plus lointain dans un 2nd temps, un pas après l’autre…
      Merci de ta lecture, quel est ton parcours, c’est intrigant…

      J'aime

  7. Scrib dit :

    Pour ce que ça vaut, je te donne mon feed back de « celle qui l’a fait » et en fait… Ben… l’herbe n’est pas plus verte ailleurs 😕 où que ce soit… N’importe où, il y aura des voisins chiants, quelques jours de pluie ou pire, des choses pénibles auxquelles tu n’aurais même pas pensé. Ici c’est peut être pas le top, mais tu es en terrain connu et tu y évolues les yeux fermés, ce qui représente un GROS atout quand le quotidien est en soi un challenge.
    De plus, fait non négligeable, ici tu as ta maman et tes amis. Réfléchis bien avant de t’en aller loin d’eux, car à mon avis c’est ce que tu risques le plus de regretter.
    Enfin, moi aussi je pensais que l’entrée à l’école était le meilleur moment pour déménager et heu… en fait y’a jamais de bon moment pour les petits. Ils auront toujours un contre coup à gérer. Bon courage pour ce dilemme, je cherche encore la bonne réponse pour ma part.

    J'aime

    • Nanou dit :

      C’est vrai qu’on imagine toujours que c’est mieux chez les autres et souvent on retient le meilleur mais il y a aussi beaucoup de points négatifs. D’ailleurs, ce qui me freine le plus dans cet élan, ce n’est pas tant la capitale en elle même, qu’on apprécie, je trouve, quand même bien plus en célib qu’avec 2 bébés, c’est de quitter famille et amis qui sont pour la majorité ici. Quant à l’entrée à l’école, je demeure en revanche convaincue que c’est plus simple, le parcours du combattant est tel pour avoir 2 places en crèche en septembre, qu’en cours d’année c’est mission impossible. Et avec 2 bébés, tout est un peu plus compliqué qu’avec 1 seul. Dans l’immédiat, j’ai des entretiens à Paris et en Province, on verra ce que l’avenir nous réserve…

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s